Pont-en-Royans, situé à l’entrée des gorges de la Bourne dans le Royans Vercors est reconnu comme l’un des bourgs les plus curieux en Dauphiné. Ce village entre rivière et montagne avec ses maisons suspendues au-dessus de la Bourne est devenu la véritable capitale touristique du Royans.

Ce village vous surprendra avec ses maisons suspendues aux façades colorées qui dominent la Bourne, ses remparts, le pittoresque des ruelles, le pont. Ce bourg médiéval doit son charme à l’ingéniosité des hommes, qui, dès le XVIème siècle, ont construit ce village perché pour favoriser la négoce du bois. Pont-en-Royans c’est aussi la rivière, ses berges aménagées, le Musée de l’Eau et la pêche. Les maisons suspendues sont uniquement visibles de l’extérieur.

Le site des maisons suspendues au-dessus des eaux de la Bourne, inscrit aux titres des monuments historiques en 1944, avait impressionné Stendhal. Il faut l’admirer de la rive gauche de la Bourne. La visite du village médiéval, à travers le dédale de ses ruelles, peut agréablement se compléter par la montée pédestre à l’ancienne tour féodale des « Trois Châteaux » d’où l’on bénéficie d’un large panorama.
 
Stendhal Mémoires d’un touriste
Au bout du monde…
« Nous avons passé l’Isère à la Sône, sur un pont suspendu nouvellement établi : le bac rapportait cent louis ; le pont donne sept mille francs. Après avoir traversé la jolie forêt de Claix, nous sommes arrivés à une grande descente et, au bas du côteau, nous avons aperçu Pont-en-Royans. Ce village est placé au bout du monde, tout à fait contre un rocher à pic. Les maisons sont blanches, fort petites et couvertes d’un toit fait avec des pierres blanches. Tout cela se détache sur un rocher gris foncé tirant sur le rouge. Rien de plus singulier.
La Bourne, rivière célèbre dans le pays par la transparence et la beauté de ses eaux, traverse le village en grondant, forme plusieurs cascades et court vers l’Isère. On y pêche d’excellentes truites ; les meilleures sont tachetées de points rouges et pèsent moins d’une livre. La Bourne a bien trente-cinq mètres de large ; il faut monter sur le pont, qui est en plein-cintre et fort élevé, pour jouir de l’ensemble.
Le long de chaque maison, on aperçoit certains petits tuyaux qui descendent jusque dans la rivière, et, ce qui est plus singulier, on voit tout à côté, sur les fenêtres, de nombreux petits sceaux en bois, suspendus chacun à une chaînette de fer passant sur une poulie et à chaque instant, avec ces petits seaux, les habitants, sans avoir de mauvaises pensées, puisent dans la rivière l’eau dont ils ont besoin. M. Buisson m’a fait manger d’excellentes truites ; mais à ce repas je n’ai bu que du vin. »